17 millions de personnes dans le monde sont atteintes de paralysie cérébrale

Que savoir de la paralysie cérébrale, de ses causes et conséquences ?

Cause la plus fréquente de déficience motrice chez l’enfant, la paralysie motrice touche plus de 17 millions de personnes, dont 125 000, en France.

Il s’agit d’une pathologie très handicapante, responsable de troubles du mouvement et de la posture parfois associés à de sévères déficits cognitifs et sensoriels. Elle suscite beaucoup de recherches.

Des avancées considérables ont été faites pour améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes atteintes. Apprenez-en un peu plus dans cet article.

Que savoir de cette maladie ?

Traduite de l’anglais « cerebral palsy », le terme « paralysie cérébrale » peut parfois prêter à confusion. Il ne s’agit pas en réalité d’une paralysie du cerveau comme certains peuvent le penser. Il s’agit plutôt d’une destruction irréversible des cellules nerveuses cérébrales, entrainant une paralysie musculaire qui peut être accompagnée ou non de difficultés sensorielles et cognitives. Selon la localisation et la sévérité des lésions, les manifestations de la maladie peuvent varier d’une personne à l’autre.

Cette petite clarification permet de comprendre pourquoi la maladie est subdivisée en deux entités nosologiques distinctes : l’Infirmité Motrice d’Origine Cérébrale (IMOC) et le polyhandicap. L’IMOC regroupe les troubles moteurs prédominants associés parfois à des troubles sensoriels, mais sans déficience intellectuelle. Quant au polyhandicap, il désigne les formes les plus graves d’atteintes motrices et sensorielles généralement accompagnées de déficiences intellectuelles.

Causes de la maladie

Elles sont nombreuses et variées. Les plus fréquentes sont d’origine congénitale, mais il existe également des causes acquises.

Causes congénitales

Au cours de la grossesse, certains événements peuvent entraver la croissance et la maturation des cellules cérébrales de l’embryon ou du fœtus. Il peut s’agir d’une infection maternelle (toxoplasmose ou rubéole), un déficit en iode, une hypothyroïdie, une prématurité, etc. Pendant l’accouchement, la cause la plus courante est l’anoxie cérébrale par arrêt ou insuffisance de l’apport sanguin au cerveau. Cela est dû à un travail prolongé, une malposition du cordon ombilical ou à une hémorragie.

Causes acquises

De la naissance jusqu’à deux ans, certaines pathologies graves peuvent être responsables d’une paralysie cérébrale. On peut par exemple citer : l’ictère néonatal, l’accident vasculaire cérébral néonatal, la méningite ou la méningoencéphalite. De même, certains traumatismes graves peuvent expliquer la maladie. Dans ce dernier cas, il faut faire très attention et toujours rechercher une maltraitance de l’enfant.

Signes ou symptômes

Ils sont variables d’une personne à une autre. Les premiers notés par les parents sont souvent en rapport avec le retard psychomoteur (tenue de la tête, position assise, marche à quatre pattes, etc.). D’autres signes peuvent également être notés chez le nourrisson comme une raideur de la nuque et des membres et le poing qui reste fermé. Chez les enfants, les difficultés d’élocution du langage et de la déglutition peuvent constituer des signes d’alarme.

Lorsqu’ils en sont victimes, ils ont besoin d’être entretenus et de bénéficier de toute l’aide possible pour avoir une meilleure qualité de vie. Aujourd’hui, plusieurs moyens sont déjà utilisés pour y arriver. Au nombre de ces derniers figurent l’orthophonie, les appareillages orthopédiques, l’ergothérapie et psychomotricité.

En définitive, la paralysie cérébrale est une pathologie cosmopolite qui doit bénéficier davantage de considération auprès des hautes instances de la santé. Elle n’est pas facile à vivre, ni pour les personnes atteintes ni pour leurs familles.